Retour sur la filmographie
Le show commence avec « Metropolis » le chef-d’oeuvre de Fritz Lang. Avant-gardiste à l’époque du cinéma muet, il fut la source d’une grande inspiration dans les années qui suivirent pour les films de science-fiction. Des scènes perdues de ce bijou du cinéma ont été trouvées récemment dans le sous-sol d’un musée de Buenos Aires. La musique techno nous rapproche du film révolutionnaire et ultramoderne « Cours Lola Cours » de Tom Tykwer. Pour finir cette section allemande, apparaît une oeuvre de l’imposante bande sonore du film « Le bateau » de Wolfgang Petersen.
Une voix féminine italienne nous mène alors à Naples avec la chanson « Una notte a Napoli », du film « Le premier qui l’a dit » de Ferzan Ozpetek, pour nous introduire ensuite un air de cirque du film « Amarcord » de Federico Fellini. Les percussions résonnent dans la version ska de « Io Ero Sandokan » du film « Nous nous sommes tant aimés » d’Ettore Scola et achèvent la partie italienne.
A mi-spectacle, la voix d’un présentateur se mélange aux applaudissements. Nous sommes à Cannes, en 1959 et François Truffaut se voit remettre le Prix de la mise en scène pour « Les quatre cents coups », marquant le début de la Nouvelle Vague. La partie française commence et nous pouvons reconnaitre la voix d’Antoine Doinel, personnage mythique incarné par Jean-Pierre Léaud. Résonne alors la populaire et bien connue mélodie d’« Un homme et une femme » de Claude Lelouch (Palme d’Or en 1966), suivie de celle tout droit sortie du violon de Yann Tiersen dans le bijou contemporain « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » de Jean-Pierre Jeunet.
Puis nous voyageons en Orient, avec des sons du folklore chinois du culte « Il était une fois en Chine » de Tsui Hark. Soudain, une Chinoise chuchote. Il s’agit du film « Eros (épisode La main) », mélodrame postmoderne qui nous submerge de Wong Kar Wai, artiste qui captive les spectateurs et les plonge dans son univers, également réalisateur de « 2046 » dont est tiré le morceau qui clôt la partie chinoise.
Commence un paso-doble torero très espagnol, musique gitane très présente dans le cinéma du pays puis la force de la musique du film « L’amour sorcier » de Carlos Saura nous emporte suivie d’un morceau extrait de son film « Vivre vite ».
Pour le bouquet, le traditionnel tango argentin se mêle à la modernité électronique du synthétiseur : c’est la musique de Gotan Project du film « Si on dansait ? » de Peter Chelsom. C’est un nouveau souffle que le groupe a donné au tango en approfondissant le travail de Piazzolla et en développant l’horizon de la musique de Buenos Aires. Ensuite, contraste une version du classique « Por una cabeza » tirée de « La liste de Schindler » de Steven Spielberg et enfin « Tanguera », du film argentin « Gatica » de Leonardo Favio.